PETITION POUR UN LEADER DEMOCRATIQUE TUNISIEN

Pétition pour un leader démocratique tunisien

26 mars 2006

Derniére interwiew de M.marzouki accordée à EL KHADRA.

Questions à  Moncef Marzouki

1-     Que représente pour vous  cette date de vingt Mars en tant que patriote tunisien ?

MM : Un sombre anniversaire tant sur le plan personnel que politique. C’est à la veille de cette sinistre date que mon père a dû fuir une liquidation physique ordonnée car Yousséfiste notoire. Il eût droit à 33 ans d’exil au Maroc et à une tombe, à Marrakech non à Douz, en récompense de vingt années de lutte armée et pacifique pour la Tunisie. Sur le plan politique laissez moi vous rappeler que j’ai publié il y a dix ans un livre ‘’la deuxième indépendance ‘’*, ou je soutenais que jamais nos Etats arabes n’ont été aussi dépendants de l’étranger, et que jamais nos concitoyens n’ont été aussi soumis et brimés par un Etat fût-il étranger. Voyez par vous-mêmes si cela est faux. Alors ils peuvent toujours fêter leur 20 Mars, pour moi c’est le jour où je porte le deuil de mon pays et de mon père, tous les deux trahis et sacrifiés.

2-Les dates commémoratives, qui sont honorables et naturelles pour chaque peuple qui se respecte, ne croyez vous pas qu’elles servent aujourd’hui plus que jamais à la propagande de la dictature pour endormir la société, comme pour le « leurre « de l’affaire des caricatures du prophète Muhammad SAW ?

MM : Il n’ y a rien de vrai, de fort, de porteur dans toutes leurs cérémonies politiques. Même du temps de Bourguiba ce n’étaient que des auto- célébrations de plus en plus déconnectées d’un peuple qui ne se reconnaissait plus dans son Etat et qui l’a dé- légitimé de facto par son désintérêt méprisant. Cela n’a fait qu’empirer depuis avec ces grossiers faussaires qui se sont emparés de notre Etat et qui de plus se payent notre tête.

2-Un de vos derniers texte semble mettre une bonne fois pour toute les points sur les « I » , une sorte de coup de poing sur la table , où vous refusez toute forme de rhétorique et de démagogie , ou de discussions de chapelle , vous appelez à la mobilisation de la rue tunisienne , et « l’affrontement » direct des masses tunisiennes avec la dictature , en utilisant tous les moyens civilisés et pacifiques dont elle dispose , voulez vous signifier par là , l’utilisation de la grève , de la désobéissance civile , des manifestations , des alternatives culturelles , voire sociale et économiques ?

MM : Jamais un peuple ne s’est libéré de ses oppresseurs qu’en se soulevant. Nous sommes face à un régime non réformable et qui conduit notre peuple à la ruine spirituelle, morale, sociale et économique. Quelle autre solution nous laisse-t-il ? Oui j’appelle les Tunisiens et surtout les jeunes à préparer la révolution démocratique, mais par les seuls moyens pacifiques, aussi bien pour des raisons éthiques que pratiques. Rien ne servirait d’avantage la dictature que le recours à la violence. Connaissant bien l’histoire des dictatures, je suis presque sûr que ce sont les malfrats du régime qui l’initiera afin de se faire passer aux yeux de leurs maîtres pour les chevaliers de la lutte contre le terrorisme.

4-Si c’est le cas, pensez vous que cette façon de procéder qui est quand même expression d’un haut degré civilisateur, d’un grand courage, d’un sens du sacrifice transcendantal aux antipodes de l’attentisme actuel qui semble donner une image résignée de la Tunisie, et aussi désigner les limites de ce que un peuple civilisé peut supporter, pensez que cette façon de lutter est dans la culture des tunisiens ?

MM : La société face aux maffias qui la rançonne et à la police qui l’étouffe, a le choix entre s’enfoncer dans son implosion actuelle (augmentation des suicides, divorces, criminalité, émigration clandestine) ou la révolution. Toute société choisit tôt ou tard de vivre au prix de l’affrontement avec ceux qui la tuent lentement. Les Tunisiens seront bien obligés un jour de sortir dans la rue pour pouvoir exister. C’est une question de temps. La voyoucratie ne doit pas se faire d’illusions. Elle aussi doit faire comme moi : Lire l’histoire.

5-Beaucoup de tunisiens , surtout parmi les jeunes , pratiquent une résistance et une révolte individualiste et totalement désorganisées, qui par le refus de participer aux rares actions de l’opposition, qui par la fuite à l’étranger coûte que coûte , même au prix de sa vie ou par l’aliénation , qui une sorte de nihilisme criminel à s’intégrer dans les logiques de la dictature, qui par l’oisiveté et le renoncement , qui par la débrouille et la pré pende etc…, que conseillez vous à ces tunisiens qui sont en fait la majorité des victimes du système ?

MM : Ma génération a cru que le salut viendrait de la politique et de l’action collective, celle de mes filles croit que le salut viendrait de l’économie et de l’action individuelle. Cette approche se révélera aussi fausse que la nôtre.Chaque génération est allée trop loin dans sa ses simplifications. Nos jeunes ne s’en tireront qu’en acceptant que le salut est à la fois dans le fait de compter sur soi et de travailler avec les autres , de retourner au champ du politique , mais sans l’idéologisme sectaire de leurs pères , les naïvetés des uns et le cynisme des autres .

6-vous avez déclaré que les opposants démocratiques ont démocratisé l’islam politique en Tunisie, le fait que les caciques d’ENNAHDA s’affichent avec les leaders du bloc démocratiques est-il une preuve irréfutable de leur nouvel état d’esprit ?

MM : Personne ne peut répondre à cette question, valable pour tout le monde. Les ex-communistes, voire les démocrates sont-ils réellement des démocrates ? Personnellement je crois que nous sommes tous plus ou moins démocrates, plus ou moins sincères, plus ou moins cohérents. Seule l’épreuve du feu fait la part des choses au niveau de la même personne et entre les gens.

7-Croyez vous que des hommes , comme messieurs Gannouchi ou HAMMA HAMAMI , puissent renoncer aux énoncés fondamentaux de leur idéologies , et définitivement , ou ne s’agit-il pas comme le disent beaucoup parmi ceux qui vous reprochent votre esprit de synthèse , votre pragmatisme et votre intégrité , que ce n’est que de la naïveté , une illusion et une certaine forme de Taqqiya , de stratégie et de réflexes tactiques qui guident ces derniers ?

MM : les hommes changent, évoluent et s’adaptent. C’est sur cela que je parie. Paradoxalement ce sont les idéologues qui changent le mieux car ils savent tenir un changement. Le pire c’est les politiciens sans foi qui changent en permanence comme des caméléons en fonction de la direction du vent.

8-Sincèrement croyez vous que Gannouchi et son dernier cercle de prétoriens sont-ils encore représentatif de l’islam politique tunisien ?

MM : En tout cas ils en sont une partie. Maintenant en l’absence de liberté de débat, d’association et d’élection, nul ne sait quel est le poids politique de tel ou tel parti ou homme.

9- Nous savons tous, que dans tous les courants politiques de l’opposition tunisienne, d’ENNAHDA et la masse de ses militants dissidents jusqu’au PCOT en passant par le CPR, le PDP et même le RCD, la majorité de ceux qui sont engagés ou sympathisants de ces mouvement revendiquent une vérité commune : l’identité arabo-musulmane.

a- Pensez vous  que cette revendication  doit être une condition sine qua non  à tout projet politique en Tunisie ?

b- Ne croyez vous pas que pour cette réalité culturelle , sociale et politique , il est urgent de pousser les forces de la réforme au-delà des disciplines des partis , surtout en cette période d’affrontement avec la dictature , et de définir les stratégies communes ?

MM : De par mon éducation dans une famille puritaine du Sud, la question de mon identité arabo- musulmane ne s’est jamais posé.C’est une évidence. Deux piliers la soutiennent toujours : la langue d’El Moutanabbi et les valeurs de Omar El farouk. J’ai écrit en 1989 une introduction à la médecine communautaire de 1000 pages en Arabe. Je travaille actuellement sur une introduction aux sciences de la santé qui sera tout aussi longue et en Arabe. J’ai toujours appelé à faire de l’Arabe la langue de l’enseignement supérieur car aucune grande nation ne peut avancer avec la langue des autres ,sauf en tant qu’appoint,Mais cette revendication de l’identité ne doit être ni un enfermement de soi, ni une exclusion de l’autre. Il y a beaucoup de complexes mal liquidées, de peurs, et de crispation et de victimisation malsaine dans notre revendication identitaire et je n’aime pas cela, peut-être parce que j’ai confiance en notre nation et en son inéluctable retour sur la scène de l’histoire .Ne pas confondre la fierté d’être ce que nous sommes avec l’orgueil blessé du regard peu amène des autres peuples. Notre identité est comme un immeuble à plusieurs étages. Je suis un Marzouki, un sudiste, un Tunisien, un Arabe, un Musulman et tout autant un citoyen du monde. Notre identité nous la ferons avec le futur, pas seulement avec le passé, nous la ferons en créant avec les autres nations et pour le bien de l’humanité, non en nous refermant sur une exigence de reconnaissance, qui elle-même ne reconnaît pas les autres.

- 10-La grève du 18 octobre 2005 avait donné beaucoup d’espoir, elle a fait la preuve qu’un véritable bloc démocratique peut s’imposer sur la scène politique tunisienne, et surtout mobiliser beaucoup d’énergies supposées antagonistes, ne croyez vous pas que face à la dictature, nous n’avons que le choix de la voie de la cohérence et du rassemblement des forces pour espérer mobiliser la masse tunisienne ?

MM : Deux façons de rassembler :

-Rassembler le but étant surtout de rassembler tout le monde, à ce moment vous ne pouvez rassembler que sur le minimum, dans le cas d’espèce de trois revendications type droit de l’homme, en réclamation depuis 20 ans

-Rassembler autour d’un programme politique de rupture, d’action pour l’étape intermédiaire et de projet de société pour le futur. Ici vous ne pouvez rassembler qu’une fraction…la plus offensive et la plus porteuse d’avenir. Je suis pour ce dernier choix.

11-A votre avis, parce qu’il faut parler d’échec dans la durée, et tout l’après de cette grève, l’espoir assassiné de sa pérennité post SMSI, sa gestion etc... , à quoi est dû cet échec qui est plus nocif qu’il ne paraît encore ?

MM : Je ne veux pas polémiquer mais redire que les seuls choix que nous laisse le dictateur et ses maffias est de rassembler autour d’un mouvement de résistance démocratique, appeler la conférence nationale démocratique, préparer la révolution démocratique. Sinon poursuite de la désespérance nationale, 7 bis garanti, des années de misère et la révolte sanglante avec toutes ses catastrophes.

12-Franchement croyez vous à la possible existence d’un islam politique à la tunisienne, un islam politique démocratique, institutionnel, légaliste ?

MM : Absolument, mais avec sur ses franges un islamisme sectaire, violent et arriéré ennemi de la République et des valeurs des droits de l’homme. Le premier devra être intégré, le second combattu mais par la loi, et surtout l’exemplarité des gouvernants.

13-Pensez vous que la société tunisienne, en ce début de millénaire, par rapport au bien être matériel, la course à l’avoir au dépends de l’être, l’état sinistré de pratiquement toutes les sociétés africaines qui sont quand même notre environnement immédiat, celui des pays arabes et musulmans, puisse se soucier des droits civiques et des libertés ?

MM : le discours de la dictature sur les droits de l’homme, la démocratie, la république, à la fois ignoble et ridicule, a plombé dans l’esprit de notre peuple toutes ces valeurs. Il faudra du temps et surtout l’exemplarité des nouveaux gouvernants pour que ces mots reprennent leur sens. Sinon c’est la dérive et une révolte qui sera conduite par le pire intégrisme.

14-quelle est votre position en ce qui concerne la réconciliation nationale ?

a- La justice devra-t-elle s’exprimer et se prononcer, à la libération de la Tunisie, sur la période post coloniale, la période de plomb ?

b- Sur les tués, les torturés, et ceux qui ont passé la moitié de leurs existences dans les mouroirs et sous le joug de l’arbitraire ?

c- Il y’eu énormément d’expropriations illégales en Tunisie et dans tous les domaines. Des familles ruinées, et d’autres qui se sont enrichies du jour au lendemain, y’auras t-il une commission chargée de rendre justice à tous ces tunisiens spoliés de leurs biens ?

MM : Pour ce qui est des spoliés, le retour de toutes les spoliations.

Pour ce qui est des crimes politiques, notamment les tortures et autres graves violations des droits des Tunisiens, je suis pour une réconciliation nationale mais réelle, à la sud-africaine c.a.d réunissant 4 critères voulus par ce très grand homme qu’est Nelson Mandela

-         Une loi d’amnistie votée par un vrai parlement

- Une commission de vérité et de justice constituée par des sages totalement indépendants faisant toute la lumière sur les années de plomb et publiant pour la mémoire collective le récit détaillé de toute cette partie de notre histoire. D’ailleurs un jour national de commémoration des victimes de la torture devra être célébré tous les ans.

-         Une demande de pardon public des tortionnaires et leurs commanditaires

-         La reconnaissance morale, les compensations matérielles pour les victimes et leurs familles.

Les hommes actuellement au pouvoir, surtout les responsables de la sécurité de 30 a 40 ans devraient réfléchir à ces propositions, car les crimes ne resteront pas impunis .L’impunité c’est fini, seule variera la forme : barbare de type vengeance, ou civilisée de type Mandela. Pour ma part je milite pour ce dernier choix.

15- La société Tunisienne recèle en elles de grandes potentialités et ce à tous les niveaux et dans tous les domaines, ceci dit sans aucune forme de chauvinisme , c’est une évidence sur la scène internationale et vous en êtes un parfait exemple, croyez vous vraiment en cas d’élections libres, que les extrêmes auront une chance d’accéder au pouvoir ?

MM : Non, je crois que les Tunisiens étonneront par leur maturité. Les gens chez nous ont les défauts qu’ils sont les premiers à se reprocher. Mais ils ont beaucoup de qualités qu’ils méconnaissent et sous-estiment. Les Tunisiens sont intelligents, éduqués, modérés, peu enclins à l’extrémisme et à la violence. Ces qualités qui en ont fait une proie facile pour la dictature sont ceux-là mêmes qui en feront un peuple capable de faire fonctionner un Etat et une société démocratique.

16- La constitution tunisienne dans ses fondements, elle qui n’a jamais été appliquée depuis l’indépendance, ni dans l’esprit ni dans la lettre, pensez vous qu’un pouvoir démocratique issu d’élections libres aura la tâche de la réformer, pour mettre à jour certains sujet sensibles, comme les droits de la femme, l’arabisation, la religion etc… ?

MM : Nous n’avons pas de constitution, mais un texte que le dictateur modifie à sa guise en permanence. La tâche première d’un nouveau pouvoir c’est de faire rédiger un projet de constitution qui sera soumise à un vrai débat, à un vrai réferundum et qui sera notre loi commune, et à laquelle personne ne touchera sauf selon des règles très sévères et sous la protection d’un vrai tribunal constitutionnel.

17 - Comment expliquez vous le manque d’engagement incroyable des tunisiens dans les partis de l’opposition démocratique , le parti unique ou ceux des partis --collaborationnistes , et encore moins dans les organisations non gouvernementales(ONG) de la société civile , qui dans l’histoire des peuples ont toujours té un contre-pouvoir des plus efficaces ?

MM : Les gens sont méfiants et ils ont raison, mais il ne faut pas que cela devienne une esthétique. Rien ne peut être fait sans l’action collective.

18- Quelle la stratégie globale qui doit se mettre en place d’après vous, pour démocratiser efficacement la Tunisie, et surtout avec quels partenaires ?

MM : Vaste question à laquelle je répondrais brièvement : le front de résistance démocratique avec tous ceux qui ne veulent rien de ce pouvoir et ne lui demandent rien sauf son départ.

19 - Puisque qu'il est indispensable d'avoir un leader pour espérer quitter l'état de stagnation actuel de l'opposition et susciter une importante réaction en faveur du changement, pourquoi les personnalités en vue ne parviennent-elles pas à dépasser leurs égoïsmes personnels pour choisir au nom de l'intérêt général l'une d'entre elles comme leader ?

MM : Pardonnez moi si je vous dis que cette question est aussi pertinente que de se demander pourquoi les gens ne sont pas bons les uns avec les autres, pourquoi les riches ne donnent pas aux pauvres. La question ignore la nature de l’homme et spécialement de l’homme politique. Ne soyons pas naïfs, en Tunisie comme partout ailleurs et en tout temps, la compétition est et restera féroce sur cette question du leadership. Encore faut-il bien nous entendre sur la nature de ce leader. Si les Tunisiens rêvent d’un nouveau dictateur, d’un libérateur, d’un homme providentiel, cela signifiera qu’ils n’ont rien appris de l’histoire et de la leur en particulier. S’il s’agit d’un rassembleur mais sur des valeurs et des choix tranchés, qui sait partir une fois sa fonction terminée , comme Mandela …..alors là il y a maturation et espoir pour le futur. Les candidats auto- proclamés sont légion. Le suffrage universel d’un peuple enfin libre les départagera. Mais Pendant la période de la résistance démocratique, c’est à vous la jeunesse de désigner un tel leader et à lui de mériter votre appui et votre confiance.

Afin de ne pas éluder la question de ma personne, sachez que je me suis fixé depuis ma candidature symbolique en 1994 dont l’objectif (atteint) était de briser le tabou du candidat unique, deux règles de conduite.

- Je ne me présenterais plus à des élections présidentielles sous une dictature, même pour la dénoncer, surtout pas pour faire parler de moi l’espace d’une campagne .Mais le jour où notre peuple sera enfin libre du choix de ses leaders, je me présenterais,comme n’importe quel citoyen ,non sur un passé de militant mais sur un projet d’avenir sur lequel je réfléchis depuis des années .

- En attendant, Je continuerais à lutter de toutes mes forces pour la deuxième indépendance et à rassembler ceux qui acceptent un programme de rupture et de résistance active pour débarrasser le pays de la dictature tout en travaillant en toute honnêteté avec ceux qui partagent mes idéaux mais pas mes idées.



                                                     ***

*Al Istiqlal  Athani est disponible ainsi que tous les ouvrages de MM sur son site

www.moncefmarzouki.net

Posté par hurria à 12:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Merci.

J'ai vraiment pris le temps de bien lire cette interwiew , et franchement je trouve les réponses de M.M à la hauteur de l'éducation et de l'engagement de l'homme.Personellement , en ces temps où je m'éloigne , par vocation , de plus en plus de la chose politique , je me réjouis encore une fois qu'il reste encore en Tunisie des hommes de cette stature.C'est dans cet état d'esprit que j'ai signé cette pétition , le nom du ressembleur est presque secondaire par rapport à la nécéssité du projet , et je comprends que M.M puisse déranger les toujours les mêmes opportunisites , mais il reste évident que l'unique mérite de cet homme exemplaire et il est immense , c'est qu'il ne cesse de résister et de se battre pour ses idées et pour l'honneur de son pays , toutes les bonnes volontés en Tunisie , et Dieu merci il n'en manque pas , devraient se rassembler derriére les appels et le projet de cet homme , et encore une fois qu'importe les noms et les postes , dans la lutte contre la dictature c'est même secondaire , c'est à sa défaite que le peuple tunisien souverain sera choisir et se prononcer.Ce projet fait peur à la dictature , mais aussi aux impostures , car il n'est pas opaque , et sort du cadre clanique et partisan qui en fin de compte fait le jeu de Ben Ali et des alimentaires.Bravo encore une fois et merci.

Posté par Nour, 04 avril 2006 à 21:55

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